Dans un contexte d’inflation et de tensions économiques, les salariés sont de plus en plus nombreux à faire face à des déséquilibres budgétaires. Sociobel, propose un accompagnement budgétaire individualisé aux collaborateurs, avec l’appui d’une conseillère en économie sociale et familiale (CESF).
Entretien avec Sabdou Dacosta, CESF et partenaire de Sociobel.
Sabdou Dacosta : « La vie extérieure a un impact sur la qualité du travail »
Derrière les chiffres de l’inflation et de la hausse des crédits à la consommation, il y a des réalités bien concrètes : des salariés qui peinent à boucler leurs fins de mois, qui s’endettent pour faire face à un imprévu, ou qui ne parviennent plus à régler leur loyer. Ces fragilités budgétaires ont des répercussions directes sur leur quotidien professionnel.
« Quand on ne sait pas comment nourrir ses enfants ou comment régler ses factures, on n’a pas la tête à travailler. Et ça se ressent forcément dans l’entreprise : absentéisme, baisse de concentration, fatigue, stress… », résume Sabdou Dacosta.
Sabdou Dacosta, CESF et partenaire de Sociobel.
Le rôle essentiel de la CESF en entreprise
Titulaire d’un diplôme d’État, Sabdou Da Costa est conseillère en économie sociale et familiale (CESF). Elle accompagne les salariés dans la gestion concrète de leur budget, en lien avec toutes les dimensions de la vie quotidienne : logement, consommation, dettes, démarches administratives…
« Chaque situation est différente et nécessite un accompagnement différent. Il ne s’agit pas de juger, mais d’apporter des repères concrets pour reprendre la main sur son budget. »
Diagnostic, outils et prévention du surendettement
La première étape est l’écoute et le diagnostic budgétaire. Sabdou analyse les charges fixes, les crédits, les abonnements superflus. Elle identifie des leviers d’action (résiliation de contrat, changement de fournisseur, arbitrages budgétaires…).
Elle établit ensuite un outil de gestion sur-mesure (application, tableau, système d’enveloppes) pour que le collaborateur reprenne le contrôle de son budget, en fonction de ses habitudes.
Elle agit aussi en prévention : alerter sur les dangers des crédits à la consommation, sur l’usage abusif des découverts bancaires, sur les risques de surendettement ou d’expulsion locative. Dans ces situations, elle travaille en lien avec le pôle logement de Sociobel.
« Il ne s’agit pas de se priver, mais d’apprendre à équilibrer : ce mois-ci, combien puis-je allouer à mes loisirs sans mettre en péril l’essentiel ? »
Réactiver les droits sociaux et informer sur les dispositifs internes
Sabdou constate au quotidien la méconnaissance des droits sociaux. Prime d’activité, aides CAF, complémentaire santé, plans d’épargne entreprise ou retraite… Nombreux sont les collaborateurs qui n’en perçoivent pas l’existence ou le fonctionnement.
« Beaucoup de salariés ignorent qu’ils peuvent mobiliser des dispositifs mis en place par l’entreprise pour faire face à un imprévu. Il y a un vrai besoin de sensibilisation. »
Elle agit aussi comme interface avec les institutions, pour débloquer des dossiers, régulariser des situations complexes ou orienter vers des aides spécifiques (épiceries sociales, FSL, CCAS…).
Acomptes sur salaire : un signal d’alerte
Le recours répété aux acomptes sur salaire est un symptôme budgétaire que Sabdou sait décrypter.
« Un salarié peut ponctuellement demander un acompte. Mais quand c’est systématique, c’est souvent le signe qu’il y a un déséquilibre à traiter. »
Elle prend alors le temps de comprendre ce qui se joue : soutien financier à la famille à l’étranger, accident de vie, dépenses imprévues non couvertes, situation administrative bloquée (titre de séjour, absence de droits sociaux…).
Dans ces cas, elle contacte si besoin les RH ou les partenaires concernés pour débloquer une situation, avec l’accord du salarié.
Éducation budgétaire : reconstruire des repères
Au-delà de l’urgence, l’accompagnement vise une reconnexion au réel : apprendre à distinguer un besoin d’un désir, à anticiper plutôt que subir.
« Le rapport à l’argent, on ne l’apprend pas à l’école. Pourtant, il conditionne une grande part de notre bien-être. »
Elle travaille aussi sur les comportements de consommation : gérer les courses et les repas, privilégier l’achat occasion, fixer un budget loisir réaliste… Elle sensibilise à l’usage raisonné du crédit et à ses risques : découvert bancaire, spirale d’endettement, perte de logement.
Un impact concret pour l’entreprise
En intervenant sur les fragilités budgétaires, la CESF contribue directement à la qualité de vie au travail et à la prévention des risques sociaux : baisse de l’absentéisme, réduction des situations d’urgence, réassurance des équipes RH.
Elle fluidifie aussi les relations internes, en expliquant clairement les freins sociaux ou juridiques qui peuvent impacter la disponibilité d’un salarié, notamment dans les situations administratives sensibles.
L’engagement de Sociobel
En intégrant une conseillère en économie sociale et familiale (CESF) dans votre politique RH ou QVCT, vous offrez à vos collaborateurs un accompagnement budgétaire sur mesure, ancré dans leur réalité.
Pour en savoir plus sur le pôle budget
Ou contacter notre équipe pour étudier la mise en place d’un accompagnement dans votre entreprise.
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