EMDR : Signification, déroulement et efficacité de cette thérapie pour surmonter les traumatismes

1 Juil 2026 | Santé mentale

Aujourd’hui plus que jamais, le monde du travail fait face à des défis économiques, sociaux et humains majeurs. Dans ce contexte, l’assistante sociale en entreprise joue un rôle clé dans l’accompagnement des salariés et le soutien des politiques RH.

Professionnelle du travail social en entreprise, elle accompagne les collaborateurs confrontés à des difficultés personnelles ou professionnelles afin de préserver leur santé, leur équilibre et leur qualité de vie et des conditions de travail (QVCT). Son intervention permet à la fois de soutenir les salariés et de renforcer durablement le capital humain de l’entreprise.

1. Qu’est-ce qu’une assistante sociale en entreprise ?

L’assistante sociale en entreprise, également appelée assistante sociale du travail, intervient dans le cadre d’un service social en entreprise mis à disposition des collaborateurs.

Son rôle est d’écouter, d’évaluer chaque situation, d’informer sur les droits existants, d’orienter vers les dispositifs adaptés et d’accompagner durablement les salariés confrontés à des difficultés pouvant avoir un impact sur leur vie professionnelle.

Elle intervient sur de nombreuses problématiques :

Dans ce cadre, l’assistante sociale en entreprise constitue une ressource clé à la fois pour les salariés et pour l’organisation.

Assistante sociale en entreprise ou service social en entreprise : quelle différence ?

L’assistante sociale en entreprise désigne la professionnelle qui intervient directement auprès des collaborateurs, tandis que le service social en entreprise correspond au dispositif global qui structure cet accompagnement.

Ce service peut également mobiliser d’autres professionnels, notamment des psychologues du travail, afin de répondre à la diversité des besoins des salariés.

« Le monde est en perpétuelle mutation ; c’est parfois anxiogène et cela génère des pertes de repères. Plus que jamais, un service social d’entreprise est impactant pour les entreprises et leurs collaborateurs. Nos équipes d’assistantes sociales et de psychologues restent en veille. Nous intervenons sur des questions de prévention, de souffrance psychologique, d’accompagnement budgétaire et social. Tout cela fait partie du socle RSE d’une entreprise : on ne peut plus se contenter de produire ou de vendre sans se soucier de la dimension humaine et environnementale. »

Béatrice Belabbas

Dirigeante et assistante sociale, Sociobel

2. Pourquoi intégrer une assistante sociale en entreprise ?

L’intervention d’une assistante sociale ne se limite pas à la gestion des situations d’urgence. Elle s’inscrit dans une démarche globale de prévention, d’accompagnement durable et d’amélioration de la qualité de vie au travail.

Face à des problématiques sociales de plus en plus nombreuses, elle permet d’agir avant que les difficultés ne deviennent des situations de crise.

Un accompagnement personnalisé des salariés

Chaque collaborateur bénéficie d’une écoute bienveillante et de solutions adaptées à sa situation.

Prévenir l’absentéisme et la désinsertion professionnelle

Des difficultés personnelles non prises en charge peuvent progressivement avoir des conséquences sur la vie professionnelle : baisse de concentration, fatigue, démotivation, absentéisme ou risque de désinsertion professionnelle.

Un levier majeur de prévention des risques psychosociaux

L’assistante sociale contribue à :

  • prévenir la souffrance au travail ;
  • détecter précocement certaines situations de fragilité ;
  • accompagner les salariés confrontés à des événements de vie difficiles ;
  • apaiser certaines tensions ;
  • favoriser un climat social serein.

En savoir plus sur l’accompagnement de Sociobel en matière de risques psychosociaux et de santé mentale au travail.

Un partenaire stratégique des ressources humaines

Les équipes RH ne peuvent pas tout gérer. L’assistante sociale leur apporte une expertise technique sur des sujets complexes :

  • la retraite ;
  • le handicap ;
  • le logement ;
  • les droits sociaux ;
  • l’accompagnement budgétaire ;
  • les situations familiales ;
  • le maintien dans l’emploi.

Elle agit en complément des ressources humaines, sans jamais s’y substituer, dans le respect du secret professionnel.

« L’assistant social du travail est un acteur essentiel entre l’employé et l’entreprise, apportant écoute, soutien et solutions aux problématiques personnelles et professionnelles pour favoriser le bien-être du salarié. »

Marie Kumar

Assistante sociale du travail et coordinatrice, Sociobel

L’accompagnement ne consiste pas uniquement à résoudre des démarches administratives. Il permet également de restaurer la confiance, de rompre l’isolement et d’aider les personnes à retrouver une capacité d’action.

« Mon intervention permet au salarié de se sentir moins seul face à ses difficultés. Je lui apporte des pistes concrètes et un accompagnement adapté pour faire face à sa situation. »

Aurélie Fournel

Assistante sociale du travail, Sociobel

« La personne bénéficie d’un soutien dans ses démarches et d’une présence qui l’aide à reprendre confiance et à avancer plus sereinement. »

Sandrine Kiendi

Assistante sociale du travail, Sociobel


3. Dans quels cas faire appel à une assistante sociale du travail ?

Une assistante sociale en entreprise peut intervenir dès lors qu’une difficulté personnelle, familiale, financière, administrative ou professionnelle risque d’avoir des conséquences sur le salarié ou sur son activité professionnelle.

Les situations les plus fréquemment rencontrées sont :

  • les difficultés financières ou les situations de surendettement ;
  • la recherche de logement ou le risque d’expulsion ;
  • la séparation, le divorce ou les difficultés familiales ;
  • les violences conjugales ou intrafamiliales ;
  • la maladie, le handicap ou les difficultés de maintien dans l’emploi ;
  • les démarches de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) ;
  • la préparation à la retraite ;
  • l’accompagnement d’un proche dépendant ;
  • l’épuisement professionnel ou la souffrance psychologique ;
  • les démarches administratives complexes.

L’objectif est toujours le même : trouver rapidement des solutions concrètes et adaptées.

Les situations accompagnées peuvent parfois être critiques et nécessiter une intervention rapide.

« Un salarié risquait d’entrer dans une procédure d’expulsion. Il rencontrait des difficultés à gérer la situation et s’isolait, sans contacter son bailleur. J’ai pu intervenir auprès de l’agence immobilière pour mettre en place un échéancier, ce qui a permis d’éviter l’expulsion. »

Aurélie Fournel

Assistante sociale du travail, Sociobel

« Une personne s’est retrouvée sans logement et dormait dans sa voiture. La mise en place d’un hébergement temporaire lui a permis de retrouver un minimum de stabilité, de reprendre soin d’elle et d’accéder ensuite à une solution plus pérenne. »

Sandrine Kiendi

Assistante sociale du travail, Sociobel


4. L’assistante sociale : un levier de QVCT dans un environnement de travail en mutation

Le monde du travail évolue rapidement. Inflation, difficultés d’accès au logement, hausse des situations de surendettement, augmentation des troubles psychologiques, vieillissement de la population active ou encore multiplication des salariés aidants sont autant de réalités qui affectent aujourd’hui les entreprises.

Ces problématiques, bien qu’elles trouvent souvent leur origine dans la sphère personnelle, ont des répercussions directes sur la vie professionnelle : baisse de concentration, fatigue, absentéisme, désengagement, tensions au sein des équipes ou difficultés de maintien dans l’emploi.

Dans ce contexte, mettre en place un service social en entreprise constitue un véritable investissement en faveur de la qualité de vie et des conditions de travail.

Il permet notamment de :

  • prévenir les difficultés avant qu’elles ne deviennent critiques ;
  • accompagner les collaborateurs dans les moments clés de leur vie ;
  • favoriser un climat social serein ;
  • soutenir les managers confrontés à des situations humaines complexes ;
  • renforcer la politique de prévention de l’entreprise ;
  • contribuer aux engagements RSE de l’organisation.

L’assistante sociale devient ainsi une interlocutrice de confiance, capable d’accompagner des situations sensibles avec neutralité, confidentialité et bienveillance.

« Le fait d’intervenir en tant que personne extérieure facilite la parole des salariés, qui se sentent plus libres d’exprimer leurs difficultés en toute confiance. »

Aurélie Fournel

Assistante sociale du travail, Sociobel

« Lorsqu’une personne se sent écoutée et accompagnée, cela se ressent dans ses relations avec les autres : on observe davantage d’apaisement et une meilleure qualité des échanges au sein des équipes. »

Sandrine Kiendi

Assistante sociale du travail, Sociobel


5. Des témoignages de l’équipe de Sociobel

Les assistantes sociales de Sociobel soulignent l’importance de leur rôle auprès des collaborateurs et pour la cohésion de l’organisation. Leurs témoignages illustrent la diversité de leurs missions et la dimension profondément humaine de leur métier.

« Ce métier présente une grande variété de situations à gérer, ce qui rend le travail stimulant et évite la routine. Il permet d’aider concrètement les salariés à surmonter leurs difficultés et de contribuer à une entreprise plus humaine et bienveillante. »

Marie Kumar

Assistante sociale du travail et coordinatrice, Sociobel

Ce métier repose avant tout sur la relation humaine et l’accompagnement dans la durée.

« Ce qui me motive le plus, c’est l’accompagnement des personnes et la diversité des situations rencontrées. Les situations de souffrance au travail sont de plus en plus fréquentes, ce qui rend ce métier essentiel aujourd’hui. »

Aurélie Fournel

Assistante sociale du travail, Sociobel

« Être présente dans des moments parfois délicats et pouvoir apporter un soutien concret et moral est particulièrement enrichissant. Ce métier est essentiel car il offre un espace d’écoute dans une société où l’isolement peut être important. Il permet de recréer du lien et de redonner du sens. »

Sandrine Kiendi

Assistante sociale du travail, Sociobel


6. Quels bénéfices pour les salariés ?

Faire appel à une assistante sociale en entreprise permet aux collaborateurs de bénéficier d’un accompagnement confidentiel, gratuit dans le cadre du dispositif proposé par leur employeur, et personnalisé.

Les bénéfices sont nombreux :

  • être écouté par une professionnelle tenue au secret professionnel ;
  • être accompagné dans des démarches parfois complexes ;
  • accéder plus rapidement aux dispositifs d’aide existants ;
  • réduire le sentiment d’isolement ;
  • retrouver des solutions concrètes face à une difficulté ;
  • préserver son équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle ;
  • favoriser le maintien dans l’emploi.

Au-delà des démarches administratives, l’accompagnement vise également à redonner au salarié les moyens d’agir et de retrouver une plus grande autonomie.


7. Quels bénéfices pour les équipes RH ?

Les directions des ressources humaines sont aujourd’hui confrontées à une diversité croissante de situations individuelles qu’elles ne peuvent pas toujours traiter seules.

L’assistante sociale intervient en complément des RH en apportant :

  • une expertise sociale ;
  • une connaissance approfondie des dispositifs d’aide ;
  • un accompagnement individualisé des collaborateurs ;
  • une capacité d’orientation vers les partenaires compétents.

Elle permet également aux équipes RH de se concentrer sur leurs missions stratégiques tout en garantissant un accompagnement humain de qualité aux salariés.

Le service social constitue ainsi un véritable outil d’appui à la politique RH.


8. Quels bénéfices pour l’entreprise ?

Au-delà de l’accompagnement individuel, l’assistante sociale contribue à la performance durable de l’entreprise.

Une organisation qui accompagne ses collaborateurs agit à la fois sur le bien-être au travail, l’engagement et la prévention.

Favoriser la fidélisation des talents

Des collaborateurs soutenus et écoutés sont davantage susceptibles de rester au sein de leur entreprise.

Réduire l’absentéisme

En intervenant précocement, le service social peut éviter que certaines difficultés personnelles ne se traduisent par des arrêts de travail ou une désinsertion professionnelle.

Prévenir les conflits

L’assistante sociale peut intervenir comme tiers de confiance et faciliter le dialogue dans certaines situations délicates.

Renforcer la marque employeur

Les entreprises qui investissent dans l’accompagnement humain démontrent concrètement leur engagement envers leurs collaborateurs. Cette démarche constitue un facteur d’attractivité et de fidélisation.

Accompagner les transformations de l’entreprise

Évolutions réglementaires, vieillissement de la population active, handicap, diversité des situations familiales : le service social accompagne les entreprises dans l’adaptation de leurs politiques RH à ces nouveaux enjeux.

« Notre priorité est de faire prendre conscience aux entreprises de l’importance de mettre l’humain au cœur de leurs décisions. Le service social en entreprise apporte une réponse globale et adaptée à la complexité du monde actuel. »

Béatrice Belabbas

Dirigeante, Sociobel


9. Assistante sociale interne ou service social externalisé : quelle solution choisir ?

Toutes les entreprises n’ont pas les mêmes besoins ni les mêmes ressources. Certaines disposent d’un service social interne, tandis que d’autres choisissent de faire appel à un service social externalisé, comme celui proposé par Sociobel.

Le service social interne

Il peut être particulièrement adapté aux très grandes entreprises disposant d’un effectif important. Il permet une présence quotidienne au sein de l’organisation.

Le service social externalisé

Cette solution offre une grande souplesse de fonctionnement. Elle permet notamment :

  • d’adapter la fréquence des interventions ;
  • de bénéficier d’une équipe pluridisciplinaire ;
  • de mobiliser rapidement différents profils selon les besoins ;
  • de maîtriser les coûts ;
  • de garantir une plus grande neutralité dans certaines situations sensibles.

Pour de nombreuses PME, ETI et collectivités, l’externalisation constitue une solution efficace pour proposer un accompagnement social de qualité sans créer un service interne.


10. Pourquoi la confidentialité est-elle essentielle ?

Le secret professionnel est l’un des fondements du métier d’assistante sociale.

Les collaborateurs doivent pouvoir évoquer librement leurs difficultés sans craindre que leurs informations personnelles soient transmises à leur hiérarchie.

Les échanges restent confidentiels. Aucune information n’est communiquée à l’employeur sans l’accord du salarié, sauf dans les situations prévues par la loi.

Cette confidentialité constitue l’une des principales raisons expliquant le niveau de confiance accordé aux assistantes sociales.


11. Comment se déroule l’accompagnement d’un salarié ?

L’accompagnement proposé par une assistante sociale en entreprise est entièrement personnalisé. Il s’adapte à la situation, aux besoins et au rythme de chaque collaborateur.

Bien que chaque accompagnement soit unique, il suit généralement plusieurs étapes.

1. Un premier échange confidentiel

Le salarié peut solliciter l’assistante sociale de sa propre initiative ou être orienté par les ressources humaines, son manager, la médecine du travail ou un autre professionnel.

Ce premier entretien permet d’identifier les difficultés rencontrées, d’écouter la demande et d’évaluer les priorités dans un cadre confidentiel et bienveillant.

2. L’analyse de la situation

L’assistante sociale réalise une évaluation globale prenant en compte les dimensions sociales, administratives, financières, familiales ou professionnelles de la situation.

3. La recherche de solutions

Selon les besoins, elle peut :

  • informer le salarié sur ses droits ;
  • l’accompagner dans ses démarches administratives ;
  • mobiliser les dispositifs existants ;
  • l’orienter vers des partenaires spécialisés lorsque cela est nécessaire ;
  • assurer un suivi dans la durée.

4. Un accompagnement jusqu’à la stabilisation de la situation

L’objectif n’est pas uniquement de résoudre une difficulté ponctuelle, mais de permettre au salarié de retrouver durablement un équilibre personnel et professionnel.


12. Assistante sociale, psychologue du travail et RH : quelles différences ?

Ces différents professionnels interviennent de manière complémentaire. Chacun possède un champ d’expertise spécifique.

Profession Rôle principal
Assistante sociale du travail Accompagne les difficultés sociales, administratives, financières, familiales, liées au logement, au handicap ou au maintien dans l’emploi.
Psychologue du travail Accompagne les situations de souffrance psychologique, de stress, de mal-être, d’épuisement professionnel ou de difficultés relationnelles.
Ressources humaines Gèrent les parcours professionnels, le recrutement, la formation, les relations sociales et la politique RH.
Manager Organise l’activité de son équipe, accompagne les collaborateurs dans leur travail quotidien et peut les orienter vers les dispositifs existants.
Médecine du travail Veille à la santé des salariés au regard de leur activité professionnelle et contribue à la prévention des risques liés au travail.

Cette complémentarité permet de proposer un accompagnement global des collaborateurs, chaque professionnel intervenant dans son domaine de compétence.


13. Pourquoi le service social contribue-t-il à la RSE et à la QVCT ?

Le service social en entreprise s’inscrit pleinement dans une démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et de qualité de vie et des conditions de travail (QVCT).

En accompagnant les salariés face aux difficultés qu’ils rencontrent, l’entreprise agit concrètement en faveur :

  • de la prévention des risques psychosociaux ;
  • de l’inclusion des collaborateurs en situation de handicap ;
  • de l’égalité des chances ;
  • du maintien dans l’emploi ;
  • de la santé mentale ;
  • de la cohésion des équipes ;
  • de la qualité du dialogue social.

Au-delà d’un dispositif d’accompagnement, le service social participe ainsi à la construction d’une entreprise plus inclusive, plus responsable et plus attentive aux réalités vécues par ses collaborateurs.


Conclusion

Aujourd’hui, l’assistante sociale en entreprise est un acteur essentiel de la prévention et de l’accompagnement des salariés. Elle contribue à la qualité de vie et des conditions de travail, soutient les équipes RH et aide les collaborateurs à faire face aux difficultés susceptibles d’affecter leur vie personnelle ou professionnelle.

Chez Sociobel, nos assistantes sociales diplômées d’État et nos psychologues du travail construisent des dispositifs adaptés aux besoins de chaque organisation, en présentiel comme à distance.

EMDR, c’est quoi ?

L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), ou « désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires », est une psychothérapie reconnue pour le traitement des traumatismes psychologiques et de certaines souffrances liées à des événements particulièrement éprouvants.

Initialement développée par la psychologue américaine Francine Shapiro en 1987, cette approche a été validée par de nombreuses études scientifiques et recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la Haute Autorité de Santé (HAS), notamment pour la prise en charge du trouble de stress post-traumatique (TSPT).

Son objectif est d’aider le cerveau à retraiter des souvenirs traumatiques qui restent « bloqués » et continuent d’avoir un impact sur les émotions, les comportements ou la vie quotidienne.

Si l’EMDR est aujourd’hui une thérapie reconnue, elle s’inscrit dans une prise en charge globale de la santé mentale. Dans le monde du travail également, la prévention, le repérage précoce des situations de souffrance psychologique et l’orientation vers les professionnels adaptés constituent des enjeux majeurs.

Chez Sociobel, nous ne réalisons pas de thérapies EMDR. En revanche, nous accompagnons les entreprises dans la prévention de la santé mentale, le soutien des collaborateurs et l’orientation vers les dispositifs ou professionnels les plus adaptés lorsque la situation le nécessite. 


EMDR : une découverte accidentelle devenue une thérapie validée

L’EMDR, c’est d’abord une découverte fortuite. Lors d’une promenade en mai 1987, Francine Shapiro remarque que ses pensées négatives diminuent lorsqu’elle bouge ses yeux rapidement de gauche à droite. Elle expérimente cette technique sur ses patients et observe des résultats significatifs, notamment chez les victimes de traumatismes sévères (accidents, agressions, attentats, catastrophes naturelles).

Devenue chercheuse au Mental Research Institute de Palo Alto, elle perfectionne cette méthode et la structure en un protocole thérapeutique rigoureux. Aujourd’hui, l’EMDR est pratiquée dans plus de 80 pays par des milliers de thérapeutes et a permis à des millions de patients de soulager leurs souffrances psychologiques.

Depuis sa création, cette approche a fait l’objet de nombreuses évaluations scientifiques. Les principales autorités sanitaires internationales reconnaissent désormais son intérêt dans la prise en charge du trouble de stress post-traumatique, lorsqu’elle est pratiquée par des professionnels spécifiquement formés.

Pour autant, l’EMDR ne constitue pas une réponse universelle à toutes les situations de souffrance psychologique. Chaque personne présente une histoire, des besoins et un contexte différents, qui nécessitent une évaluation globale afin de proposer l’accompagnement le plus adapté.

Dans quels cas l’EMDR peut-elle être indiquée ?

L’EMDR est principalement utilisée pour accompagner des personnes confrontées à un traumatisme psychologique. Elle peut être proposée après un événement unique, mais aussi dans certaines situations plus complexes lorsque le professionnel de santé estime cette approche pertinente.

Elle peut notamment être indiquée après :

  • un accident grave ;
  • une agression physique ou sexuelle ;
  • des violences conjugales ou intrafamiliales ;
  • un attentat ou une catastrophe naturelle ;
  • un deuil traumatique ;
  • un harcèlement ;
  • un accident du travail ou un événement particulièrement marquant dans la sphère professionnelle.

Certaines personnes consultent également pour des troubles anxieux, des phobies ou d’autres difficultés psychologiques. Dans tous les cas, seul un professionnel de santé formé peut déterminer si l’EMDR constitue la prise en charge la plus adaptée.

Santé mentale au travail : quel rôle pour l’entreprise ?

Lorsqu’un collaborateur est confronté à un événement traumatique ou à une souffrance psychologique importante, l’entreprise n’a pas vocation à assurer une prise en charge thérapeutique. En revanche, elle peut jouer un rôle déterminant dans le repérage des situations de fragilité, l’écoute, l’orientation vers les professionnels compétents et la prévention des risques psychosociaux.

C’est précisément la mission de Sociobel. Grâce à son accompagnement psychosocial, ses assistantes sociales et son pôle Santé mentale, Sociobel aide les entreprises à soutenir durablement leurs collaborateurs tout en préservant la qualité de vie et les conditions de travail.

À découvrir également :

EMDR, quelle thérapie et comment fonctionne-t-elle ?

l'emdr c'est quoi

Le principe de l’EMDR repose sur un mécanisme naturel du cerveau qui permet de retraiter des souvenirs traumatiques restés « bloqués ».

Selon le psychiatre David Servan-Schreiber, lorsqu’un événement particulièrement douloureux n’a pas pu être correctement intégré, il peut continuer à provoquer des réactions émotionnelles intenses, parfois plusieurs années après les faits. Le souvenir reste alors associé aux émotions, aux sensations physiques et aux pensées négatives ressenties au moment du traumatisme.

L’objectif de l’EMDR est d’aider le cerveau à retraiter progressivement cette information afin que le souvenir puisse être conservé, sans provoquer la même détresse émotionnelle.

Pendant la séance, le patient est invité à évoquer le souvenir traumatique tout en suivant les mouvements des doigts du thérapeute de gauche à droite.

Ces mouvements oculaires constituent la forme la plus connue de stimulation bilatérale alternée. Le praticien peut également utiliser des stimulations auditives ou des tapotements alternés sur les mains ou les genoux.

Ces stimulations n’effacent pas le souvenir. Elles facilitent son retraitement par le cerveau afin que celui-ci perde progressivement sa charge émotionnelle.

Au fil des séances, les images deviennent généralement moins envahissantes, les émotions plus apaisées et les réactions physiques diminuent.

Pourquoi les mouvements oculaires sont-ils utilisés ?

Les chercheurs estiment que les stimulations bilatérales favoriseraient un mécanisme proche de celui observé pendant le sommeil paradoxal (REM), période durant laquelle le cerveau consolide et trie naturellement les informations de la journée.

Même si certains mécanismes restent encore étudiés, l’efficacité clinique de l’EMDR dans le traitement du trouble de stress post-traumatique est aujourd’hui reconnue par plusieurs autorités sanitaires internationales.

L’EMDR est-elle une thérapie brève ?

L’EMDR est souvent présentée comme une thérapie brève.

Cette expression signifie qu’elle peut produire des résultats en un nombre relativement limité de séances comparativement à d’autres approches thérapeutiques.

Cependant, cela ne signifie pas que toutes les personnes seront accompagnées en quelques rendez-vous. La durée du suivi dépend notamment :

  • du type de traumatisme ;
  • de son ancienneté ;
  • du contexte de vie ;
  • des ressources psychologiques de la personne ;
  • de l’existence éventuelle d’autres difficultés psychiques associées.

emdr est il efficace ?

EMDR : combien de séances sont nécessaires ?

C’est une question qui revient très fréquemment.

Il n’existe pas de nombre de séances identique pour tous les patients. Pour un traumatisme unique (accident, agression, catastrophe…), 3 à 5 séances peuvent parfois suffire.

En revanche, lorsque les traumatismes sont multiples, anciens ou associés à d’autres troubles psychologiques (anxiété chronique, dépression, violences répétées…), le traitement peut nécessiter plusieurs mois.

Chaque séance dure généralement entre 60 et 90 minutes.

Le thérapeute adapte toujours le rythme des séances à la situation de la personne, afin de respecter ses capacités émotionnelles et son évolution.

Peut-on ressentir des effets après une séance d’EMDR ?

Oui. Après une séance, certaines personnes rapportent une fatigue importante, des rêves plus nombreux, une sensibilité émotionnelle accrue ou l’apparition de nouveaux souvenirs liés au traumatisme. Ces réactions sont généralement considérées comme normales dans le cadre du travail thérapeutique. Elles témoignent du processus de retraitement engagé par le cerveau.

En cas de difficultés importantes ou persistantes, il est essentiel d’en parler avec le thérapeute afin qu’il puisse adapter l’accompagnement.

Avant la thérapie : l’importance du repérage et de l’accompagnement

Toutes les personnes confrontées à un événement difficile n’auront pas nécessairement besoin d’une thérapie EMDR. En revanche, il est essentiel que leur souffrance soit repérée suffisamment tôt afin d’éviter qu’elle ne s’installe durablement.

Dans le monde du travail, certains événements peuvent fragiliser un collaborateur :

  • agression ;
  • accident du travail ;
  • violences conjugales ayant des répercussions professionnelles ;
  • deuil ;
  • harcèlement ;
  • épuisement professionnel ;
  • événement personnel majeur.

Avant même qu’une prise en charge thérapeutique ne soit envisagée, un accompagnement psychosocial peut permettre d’écouter la personne, d’évaluer ses besoins, de sécuriser sa situation sociale ou professionnelle et, lorsque cela est nécessaire, de l’orienter vers les professionnels de santé compétents.

C’est dans cette logique que s’inscrit l’accompagnement proposé par Sociobel auprès des entreprises : prévenir, soutenir, orienter et favoriser un retour durable à un équilibre personnel et professionnel.

Pour aller plus loin : 

Quel psychologue ou psychiatre consulter pour une thérapie EMDR ?

Il est essentiel de consulter un professionnel de santé spécifiquement formé à l’EMDR.

En France, seuls les psychologues, psychiatres et certains médecins ayant suivi une formation accréditée peuvent pratiquer cette approche dans le respect des protocoles reconnus.

L’EMDR est une psychothérapie qui nécessite une évaluation clinique préalable. Elle ne peut être pratiquée que par un professionnel habilité à prendre en charge la santé mentale de ses patients.

Comment choisir un praticien EMDR ?

Pour choisir un professionnel, plusieurs critères peuvent être pris en compte.

  • Vérifier sa formation

Le praticien doit avoir suivi une formation reconnue en EMDR.

  • Privilégier un professionnel expérimenté

Une expérience en psychotraumatologie constitue un atout, notamment pour les traumatismes complexes.

  • Évaluer la relation thérapeutique

La qualité de la relation entre le patient et le thérapeute est un facteur essentiel dans la réussite de l’accompagnement. Il est important de se sentir écouté, respecté et en confiance.

  • Ne pas hésiter à demander conseil

Le médecin traitant, un psychologue ou un psychiatre peuvent également orienter vers un professionnel adapté.

L’accompagnement ne se limite pas à la thérapie

Le recours à une thérapie EMDR intervient généralement après une évaluation réalisée par un professionnel de santé.

Mais avant d’en arriver là, de nombreuses personnes ont d’abord besoin d’être écoutées, accompagnées dans leurs démarches ou soutenues face aux difficultés sociales et professionnelles qui aggravent leur souffrance psychologique.

Dans le cadre professionnel, les assistantes sociales du travail, les psychologues du travail et les dispositifs d’accompagnement psychosocial jouent un rôle essentiel pour repérer les situations de fragilité et orienter les salariés vers les ressources les plus adaptées.

Comment se déroule une séance d’EMDR ?

EMDR comment ça se passe

Une séance d’EMDR suit un protocole structuré comprenant plusieurs étapes.

1. L’entretien préalable

Le thérapeute échange avec le patient afin de comprendre son histoire, ses difficultés actuelles et les événements susceptibles d’être travaillés.

Cette première phase permet également de vérifier que l’EMDR constitue la prise en charge la plus adaptée à la situation.


2. L’identification du souvenir

Le patient est invité à se concentrer sur le souvenir traumatique, les émotions ressenties, les pensées associées ainsi que les sensations physiques qui apparaissent.


3. Les stimulations bilatérales

Le thérapeute réalise des mouvements oculaires, des stimulations auditives ou des tapotements alternés.

Ces stimulations sont réalisées par séries, entrecoupées de temps d’échange permettant au patient d’exprimer ce qu’il ressent.


4. Le retraitement du souvenir

Au fil des séries, le souvenir reste présent mais son impact émotionnel diminue progressivement.

Le patient peut également voir apparaître de nouvelles associations d’idées ou modifier progressivement sa perception de l’événement.


5. La stabilisation

En fin de séance, le thérapeute s’assure que le patient retrouve un état émotionnel suffisamment stable avant son départ.

Il peut également proposer quelques exercices simples à pratiquer entre deux séances.

Une séance d’EMDR est-elle difficile ?

Chaque personne vit les séances différemment. Certaines ressentent un soulagement rapide, tandis que d’autres traversent une période émotionnellement plus intense avant de constater une amélioration.

Le thérapeute adapte toujours son accompagnement au rythme du patient afin que celui-ci puisse avancer en toute sécurité.

L’efficacité de l’EMDR : que disent les études scientifiques ?

Depuis son développement à la fin des années 1980, l’EMDR a fait l’objet de nombreuses recherches.

Si les premiers travaux ont suscité des débats, notamment sur le rôle exact des mouvements oculaires, les études scientifiques disponibles aujourd’hui montrent que cette approche est efficace dans la prise en charge du trouble de stress post-traumatique lorsqu’elle est pratiquée par des professionnels formés.

Elle est aujourd’hui reconnue par plusieurs organismes de référence, parmi lesquels :

  • l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ;
  • la Haute Autorité de Santé (HAS) ;
  • l’American Psychological Association (APA).

Les chercheurs poursuivent néanmoins leurs travaux afin de mieux comprendre les mécanismes neurobiologiques impliqués dans cette thérapie.

Santé mentale au travail : prévenir avant d’avoir à soigner

Si une thérapie comme l’EMDR peut être indiquée dans certaines situations, la prévention reste le meilleur moyen de préserver durablement la santé mentale des collaborateurs.

Les entreprises ont aujourd’hui un rôle majeur à jouer :

  • repérer les premiers signaux d’alerte ;
  • accompagner les salariés confrontés à des difficultés personnelles ou professionnelles ;
  • prévenir les risques psychosociaux ;
  • orienter rapidement les personnes vers les professionnels compétents.

C’est dans cette logique que Sociobel accompagne les entreprises depuis de nombreuses années grâce à une approche globale associant accompagnement social, soutien psychologique, prévention et qualité de vie et des conditions de travail.

Pour se documenter sur l’EMDR

Francine SHAPIRO, « Manuel d’EMDR », InterEditions, mai 2007
Francine SHAPIRO, Margot SILK FORREST,  » Des yeux pour guerir », EMDR: la thérapie pour surmonter l’angoisse, le stress et les traumatismes, Couleur Psy, Seuil, Paris avril 2005
Jacques ROQUES,  » Découvrir l’EMDR » InterEdition 2008, « Guérir avec l’EMDR » Couleur Psy, Seuil Paris 2007, EMDR « une révolution thérapeutique » la Méridienne Desclée de Brouweer Paris 2004
David SERVAN-SHREIBER, « Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicament ni psychanalyse » Réponses Robert Laffont Paris 200

FAQ – EMDR, santé mentale et accompagnement en entreprise

Qu’est-ce que l’EMDR ?

L’EMDR, ou Eye Movement Desensitization and Reprocessing, est une psychothérapie utilisée pour aider le cerveau à retraiter certains souvenirs traumatiques. Elle repose notamment sur des stimulations bilatérales, comme les mouvements oculaires, afin de réduire la charge émotionnelle associée à un événement difficile.

Dans quels cas l’EMDR peut-elle être indiquée ?

L’EMDR peut être indiquée après un traumatisme psychologique, par exemple une agression, un accident, des violences, un deuil traumatique ou un événement professionnel particulièrement marquant. Seul un professionnel de santé formé peut déterminer si cette thérapie est adaptée.

Combien de séances EMDR sont nécessaires ?

Le nombre de séances varie selon les personnes, la nature du traumatisme et son ancienneté. Un traumatisme isolé peut parfois être travaillé en quelques séances, tandis que des traumatismes répétés ou complexes peuvent nécessiter un accompagnement plus long.

L’EMDR est-elle efficace ?

L’EMDR est reconnue par plusieurs autorités sanitaires pour la prise en charge du trouble de stress post-traumatique, lorsqu’elle est pratiquée par des professionnels spécifiquement formés. Son efficacité dépend toutefois de l’indication, du contexte clinique et de la qualité de l’accompagnement.

Sociobel propose-t-elle des séances d’EMDR ?

Non. Sociobel ne réalise pas de thérapies EMDR et ne dispose pas de thérapeute EMDR affilié. En revanche, Sociobel accompagne les entreprises dans la prévention de la santé mentale au travail, le soutien psychosocial des collaborateurs et l’orientation vers les professionnels ou dispositifs adaptés.

Pourquoi Sociobel parle-t-elle de l’EMDR ?

Sociobel aborde l’EMDR car cette thérapie s’inscrit dans une réflexion plus large sur les traumatismes, la souffrance psychologique et la santé mentale. En tant qu’acteur de l’accompagnement psychosocial interentreprise, Sociobel aide les entreprises à repérer, soutenir et orienter les collaborateurs en situation de fragilité.

Quel est le lien entre EMDR et santé mentale au travail ?

L’EMDR relève du soin thérapeutique. La santé mentale au travail concerne la prévention, le repérage des situations de fragilité, l’écoute des salariés et l’orientation vers les bons interlocuteurs. Une entreprise ne soigne pas, mais elle peut mettre en place un cadre protecteur et des dispositifs d’accompagnement adaptés.

Une entreprise peut-elle proposer une thérapie EMDR à ses salariés ?

Une entreprise ne peut pas se substituer à un professionnel de santé ni imposer une thérapie EMDR. Elle peut en revanche faciliter l’accès à un accompagnement psychologique, orienter vers les bons professionnels et mettre en place des dispositifs de prévention de la santé mentale au travail.

Comment accompagner un salarié en souffrance psychologique ?

Un salarié en souffrance psychologique doit d’abord être écouté sans jugement, puis orienté vers les ressources adaptées : médecin traitant, psychologue, médecine du travail, assistante sociale du travail ou dispositif d’accompagnement psychosocial. L’objectif est de ne pas laisser la personne seule face à ses difficultés.

Quel rôle peut jouer l’entreprise dans la prévention des traumatismes et des risques psychosociaux ?

L’entreprise peut agir en amont en prévenant les risques psychosociaux, en formant les managers au repérage des signaux d’alerte, en facilitant l’accès à un accompagnement social ou psychologique et en orientant les salariés vers les professionnels compétents en cas de besoin.

Une assistante sociale du travail peut-elle orienter un salarié vers un professionnel de santé mentale ?

Oui. Une assistante sociale du travail peut écouter le salarié, analyser sa situation sociale et professionnelle, identifier les difficultés qui aggravent sa souffrance et l’orienter vers les interlocuteurs adaptés : médecin, psychologue, psychiatre, médecine du travail ou dispositif spécialisé.

Quel est le rôle du psychologue du travail face à une situation de traumatisme ?

Le psychologue du travail peut aider à comprendre les répercussions d’un événement difficile sur le travail, accompagner les équipes, soutenir les managers et contribuer à prévenir les risques psychosociaux. Il n’a pas le même rôle qu’un thérapeute EMDR, mais il participe à l’accompagnement global de la santé mentale au travail.

Comment prévenir la souffrance psychologique en entreprise ?

La prévention repose sur plusieurs leviers : repérage des signaux d’alerte, écoute des salariés, formation des managers, accompagnement social, soutien psychologique, prévention des risques psychosociaux et orientation vers les professionnels compétents lorsque la situation le nécessite.

Quand orienter un salarié vers un professionnel de santé ?

Un salarié doit être orienté vers un professionnel de santé lorsqu’il présente une souffrance persistante, une anxiété importante, des troubles du sommeil, des signes d’épuisement, des idées noires ou des réactions fortes après un événement traumatique. L’entreprise doit rester dans son rôle d’écoute, de prévention et d’orientation.